La transition : l’art d’entamer la conversation avec une femme

Réussir la transition

La transition, c’est le passage de l’opener (la phrase d’approche) à la véritable conversation avec une femme.

Lorsqu’on lit un ouvrage traitant de séduction, cette notion est souvent abordée en simple terme de contenu :

. Phrases de transition : “Ca me rappelle…”, “Tu me rappelles…”, etc.
. Cold reading
. Routine ou autre matériel d’attract
. La transition conversationnelle (on aborde un sujet dans l’opener et on continue sur un sujet proche)

En théorie, toutes ces transitions sont bonnes. Cependant, il nous arrive de ne pas réussir cette phase alors qu’on utilise le même contenu. Pourquoi ?

Tout simplement, parce que la transition, avant d’être du pur contenu, c’est l’art de donner envie à la fille d’entamer une conversation avec vous. C’est pour cette raison qu’il est important de construire suffisamment de valeur très rapidement dans l’interaction. Par exemple :

. Le social proof
. Le look
. Démontrer une forte confiance en soi
. Montrer qu’on sait facilement créer le contact avec les autres (caractéristique alpha)
. Energie et bonne humeur

Sans créer de la valeur dès le début de l’interaction, vous ne vous différenciez pas du reste des dragueurs lourds. Du coup, elle n’aura pas d’avantage envie de vous parler qu’aux autres mecs et son investissement dans l’interaction sera nul. Sans cet investissement, il n’est pas possible d’enchaîner sur une véritable conversation.

Démontrez de la valeur avant d’effectuer la transition

Homme et femme entrain de flirter

Si vous avez suffisamment de valeur, vous la mettrez plus facilement dans un état de réceptivité. Vous pourrez dès lors transitionner sans difficulté et à n’importe quel moment, que ce soit au bout de 30 secondes ou de 20 minutes.

Ainsi, plus vous construisez de la valeur tôt dans l’interaction, plus vous pourrez diriger la discussion et l’amener vers un sujet que vous connaissez bien, ce qui vous permettra d’avoir la maîtrise du pick-up.

Exemples de mauvaises transitions

Exemple n°1 :

Imaginons un gentil garçon assez timide qui va voir une fille et engage la conversation suivante :

AFC : Salut, je te trouve jolie…
HB : Merci.
AFC : Tu t’appelles comment ?
HB : Je m’appelle HB.
AFC : OK, moi c’est AFC. Tu fais quoi dans la vie ?
HB : Bon, désolée mais je dois y aller, je suis pressée.

Ici, le mec n’a pas réussi à engager la fille dans l’interaction. Tout simplement parce qu’il a démontré les caractéristiques suivantes :

. Timidité
. Mauvaise frame
. Trop de valeur accordée à la fille
. Trop commun

Il n’a pas su se mettre en valeur. Au lieu de cela, il est passé pour “un relou de plus” avec ses questions bateau et son comportement peu attirant.

Exemple n° 2 :

Imaginons un débutant en séduction, qui commence à utiliser un peu de matériel mais avec un mauvais inner game.

Débutant (avec du stress dans la voix): Salut, j’ai besoin d’un avis féminin, blablabla.
HB : Oui. Je pense que blablabla.
Débutant (transitionne avec une routine) : Tiens, ça me rappelle la fois où…
HB (le coupe) : Bon, moi faut que j’y aille !

Dans cet exemple, le player débutant fait une transition qui, verbalement, paraît correct. Cependant, comme il ne dégage pas suffisamment de valeur (manque de confiance, ne met pas à l’aise la HB…), la transition ne passe pas : il n’a pas donné envie à la HB de rentrer dans une conversation avec lui.

Exemples de transition qui fonctionnent

Exemple n°1 :

Imaginons un player chevronné, plutôt efficace, qui aborde avec confiance une fille.

Player (BL légèrement désintéressé) : Salut, tu serais pas Italienne ?
HB (sourit) : Non, pas du tout. Pourquoi ?
Player : Parce que j’ai rencontré une fille qui te ressemblait pendant mes dernières vacances en Italie. En plus, elle avait les mêmes chaussures que toi, en moins usées… Tu connais un peu l’Italie ?
HB : Non, pas du tout, mais j’aimerais bien y aller.
Player : J’adore ce pays, blablabla.

Et s’ensuit une conversation. La transition est réussie !

Ici, le mec ne la drague pas explicitement (il se démarque des “relous”). Il semble même légèrement désintéressé. Il dégage de la confiance et de la sympathie, avec en bonus un léger neg (sur ces chaussures), qui démontre une caractéristique alpha (c’est lui qui évalue la nana, il est culotté, etc.).

Il a réussi à dégager suffisamment de valeur pour inciter la HB à entamer la conversation.

Exemple n°2 :

Voici un exemple tiré d’un FR de Chris (accessible sur le Lair de Lille).

[…] J’ai rattrapé la miss dans les escalators du métro. Je ne me suis pas pris la tête pour l’opener.

Chris : Tiens, j’aime bien ta chemise. Enfin, je veux dire… Elle est pas super mais elle est originale. Plein de couleurs, comme ça, il faut oser !

La HB se marre, me demande pourquoi je la trouve pas terrible. Comme j’avais remarqué que c’était une chemise traditionnelle (la HB était africaine), j’ai commencé à faire un cold reading foireux sur ses origines, puis elle m’a dit qu’elle était congolaise.

Je connais bien l’Afrique, suffisamment bien pour l’épater.

Du coup, nous avons commencé à parler de ses origines et de voyage en général.

Cet opener marche bien : Chris a été à la fois original (avec un petit push & pull au début) et a démontré beaucoup de confiance en lui parlant. Du coup, la HB a commencé à montrer de l’intérêt à l’interaction (en rigolant). Il suffisait de saisir la première porte pour transitionner. L’interaction a finalement duré plus d’une heure, avec un instant-date.

En résumé…

Dans les première secondes d’un pick-up, pensez à dégager :

. De l’énergie dans la voix
. De la confiance
. De la sympathie
. Un langage corporel jamais complètement tourné vers elle

La plupart du temps, cela suffira pour construire assez de valeur pour réussir à faire la transition. Si la HB montre dès le début des signes d’intérêt, c’est le signe que c’est bien parti. Profitez-en pour la faire rentrer dans une conversation que vous maîtrisez.

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